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ANIMALI

Animali, duo lyonnais de pop revisitée qui fait fondre les matières grasses dans son dernier clip : Goodbye Sunday Aerobics

Décidément, Lyon est d’humeur bestiale. Après t’avoir présenté Nedelko, du collectif l’Animalerie, c’est au tour des gones Animali d’entrer dans l’arène. Un duo lyonnais formé de Julien Jussey et Benjamin Richardier qui crée sa musique sous l’influence des productions “lo-fi” et “néo-punk”, des courants underground d’un genre nouveau. Parmi leurs dérivés et complexités, on retient ici la recherche d’enregistrements bruts et celle d’un esthétique singulier que les deux artistes puisent surtout dans le nuancier coloré de la pop culture.

Internet, ses mèmes et sa contre-culture semblent alors être une source d’inspiration inépuisable pour le duo qui s’y ravitaille depuis 6 ans maintenant. Après un premier EP au titre à peine trop long : « The spark and three other poorly-produced pieces of music’’ en 2014, un second disque lui fait suite : « This Plane Is Going Down, Are We All Gonna Die?’’ en 2015. Quelques années d’absence plus tard, Animali s’éloigne de ses premières influences pour proposer une musique plus intime. Et si l’évolution musicale est avérée, l’imagerie comporte toujours son lot de pixels, d’extraits détournés, d’effets visuels et autres incrustations. Des images en glitch qui composent une esthétique digitale et incontestablement poétique, à l’instar de The Acrobats sorti en début d’année. Le 3ème extrait de l’album « Mary D. Kay’’ qui sortira en juin prochain et que Goodbye Sunday Aerobics vient un peu plus nous teaser.

Dans un clip sur-vitaminé, Animali nous met face au culte du corps, à travers un filtre d’amusement et d’absurdité dont on comprend rapidement l’intention. L’injonction permanente de la performance est illustrée par de la glace qui fond à toutes les saveurs au même rythme que les plaquettes de beurre. Une musique qui invite au lâcher prise et aux petits plaisirs culinaires et un clip qui dédramatise le bilan pondéral d’une fin de confinement, où certains ont enchaîné les séances de sport pendant que les autres dévalisaient les rayons sucrés des supermarchés. Une situation qui a fait réfléchir le duo : “Il s’agit de parler de ce ‘grand écart’ entre nos morals défaillants, nos avenirs incertains, nos corps galbés et les épiceries dévalisées de sucre, farines, levures. Tous les banana cakes, marbrés et autres pancakes qui auront été produits en quantité considérable pendant cette période ‘chez soi’.”

Un parallèle finalement opposé tiré “de nos vies faites de malbouffe et de sport à outrance” que la musique et le clip, signé Ramataupia, illustrent dans une jolie robe ajustée et psychédélique.

Nedelko
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Suzon Depraiter

Author Suzon Depraiter

Fan de boules à facettes et de fringues à paillettes, Suzon est notre rédactrice en chef web.

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