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Un Épisode / 3 Artistes – 3 Concerts
Le synopsis est simple, trois créatrices du son et des mots, réalisent leur propre scénario : trois concerts où tous les genres s’invitent et se révèlent. Un seul lieu… en huis clos.

Luna Silva est sa musique : des racines aux ramifications multiples proposées comme une évidence. C’est une musique métissée : anglais, français et espagnol portent les émotions, la quête de spiritualité ou les revendications sociales de cette jeune femme de 25 ans. Le résultat : une voix chaude et profonde surfant sur des compositions instrumentales au rythme impeccable.

 

– Peux-tu nous présenter ton projet pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Luna Silva & The Wonders c’est une cérémonie, un show, une ode à l’ouverture de soi. Mais sinon c’est aussi de la folk/world. Un groupe acoustique; le format scénique peut être solo, duo, ou quartet: contrebasse, guitare, percussion, ukulele et voix. Ce sont des compositions originales inspirés de musiques du monde entier. Un voyage en sac à dos sur nuage terrien.

– Où as-tu voyagé pour acquérir ces sonorités éclectiques et lumineuses ?

Hahaha :). J’ai grandi dans le voyage, toute ma famille était en angleterre et en espagne (et nous principalement en France); et puis mon père est circassien, ma mère comédienne. Le cirque accueil des artistes du monde entier, chaque tournée comprends une nouvelle troupe de gens de partout. Le théâtre aussi attire des personnes du monde entier donc c’est un espace très familier: le voyage et l’apprentissage de différentes façon de faire, de voir la vie. A partir de mes 17 ans je suis partie seule en Inde, puis au Burkina Faso, et au fur et à mesure, en Indonésie, au Mexique, Suède, Grèce, Portugal, Croatie, Italie, Denmark, Belgique, Géorgie, Turquie, Etats-Unis, Tunisie. Avec l’impact de l’avion sur la planète j’en suis moins fière maintenant, mais je suis très chanceuse. J’essaye de toujours voyager pour la musique, rencontrer des musiciens locaux, apprendre des chants, ma phrase préférée « Can you teach me a song ? » (à énoncer dans le bus, dans l’avion, chez quelqu’un, au coin du feu, ou juste avant un concert).

– Tu es également ethnomusicologue / anthropologue de la musique et tu as réalisé un documentaire sur le ukulele dans la musique indonésienne, tu as d’autres projets de ce type qui verront le jour ?

Oui !! Malheureusement mon activité de musicienne m’empêche d’en faire plus, il faut faire des dossier de subventions etc, pour pouvoir justifier ce temps mais j’aimerais vraiment en faire plus. J’ai un documentaire que j’ai filmé en Géorgie, sur « L’homo-polyphonicus », le fait d’entendre la polyphonie nécessairement à l’intérieur de soi (un peu compliqué mais fascinant), tout est prêt il faut juste que je trouve le temps de le monter !

C’est fou parce que mon documentaire sur le Cak et le Cuk indonésien est ma vidéo la plus vue et je reçois des commentaires du monde entier, des professeurs qui l’utilisent dans leurs cours d’Ethnomusicologie aux Etats-Unis, en Angleterre et en Afrique du Sud !

J’ai pour projet de tracer l’histoire de ce petit lute à quatres cordes (aussi appelé ukulele, cavaco, cavaquinho, cak, cuk, machete etc…). On pense qu’il est originaire du Portugal, en particulier un île appelée Madeira. Partout où les Portugais on colonisés il y a une forme de lute à quatres cordes. Donc pour étudier tout ça il faut que j’aille au Brésil, Cap Vert, Tahiti, Hawaï– encore plein d’avions ! 🙁

– Comment s’est déroulée la collaboration avec l’ingénieur du son et directeur artistique Alban Moraud ?

C’est un peu une épopée cette collaboration, je l’ai rencontrée à mes 16-17ans et un peu par hasard il m’a entendu chanter mes compositions. Le jour suivant il m’a dit qu’il voulait enregistrer mon album solo, ukulele/voix. J’ai pris un an pour composer toute la matière et puis on a commencer à enregistrer dans des églises. Je me souviens d’une session en particulier j’étais toute seule avec mon ukulele, sur la presqu’île de Daoulas en Bretagne, et on enregistrait le jour du nouvel an, il faisait froid dans l’église, j’avais un petit chauffage sur ma droite pour mes doigts et dans le casque j’entends « Yes, super, on la refait? ». Il y avait en face de moi une grande croix avec Jesus qui agonisait- c’était assez surréaliste.

On a fait plusieurs session d’enregistrements puis je suis partie à Londres pour étudier de l’ethnomusicologie. Pendant cette époque j’ai eu de graves problèmes de cordes vocales (kyste et nodules pour les intéressés), aphonie, je pouvais plus rien faire, donc ça a mis un gros frein. C’est ce qui ce passe quand on veut chanter du « minyo » koréen, flamenco et faire des jams sessions jusque 4h du matin. MAIS je me suis guéri après une grosse opération et on a fini l’album l’année dernière avec cette fois-ci Les Wonders à la clé. Quand je disais épopée…haha.

Donc avec Alban, on a tellement vécu, tellement d’années, de contextes différents que maintenant, souvent, on parle pas. On travaille dans le studio, il met pause sur un enregistrement et je dis « oui », et on sait tous les deux ce qu’il faut changer. C’est assez fort.

– Des projets à venir avec les Wonders ?

Oui pleins de choses !

On a des dates qui approchent:

-17/06 Luna Silva & The Wonders Sofar Sounds  (Event Facebook)

-21/06 Luna Silva & The Wonders @ Eglise de Courtry, dans la programmation de La Ferme du Buisson
-27/06 Luna Silva Duo @Gang de Femmes (Paris, Eglise Saint-Bernard de La Chapelle) Event Facebook
-30/07- Dijon
-15/12 Luna Silva & The Wonders Festival Tout Ouïe, La Ferme du Buisson
Un crowd funding courant juin pour sortir ce fameux album !! Ce sera une sortie en automne 2019, donc grosse sortie d’album avec divers artistes. On a notre premier clip qui sort début Juin aussi. Récemment un de nos morceaux à été pris dans la série Netflix Osmosis. Et puis on a pleins de morceaux inédit qui ne seront pas dans l’album que l’on va dévoiler. En décembre la Ferme du Buisson m’a commissionner pour créer un projet avec 150 enfants autour des eaux profondes. Ce sera un mélange de créations sonores autour de la destruction des récifs coraux entre autre et des chants traditionnels du monde entier qui honorent l’eau. Les Wonders seront là bien sur !

– C’est quoi pour toi un gang de femme ?

Et bien c’est drôle parce que « geng » en Indonésien ça veut dire rue, passage, allée, back street. En Indonésie il y a avait un groupe d’artiste underground qui avait un lieu dans une geng. J’ai chanté un concert dans cette ruelle, le publique en folie complètement sous la pluie de mousson. Du coup ça m’évoque tout ça, mais par rapport à ce projet, c’est un plaisir de se sentir en force dans de magnifiques projets féminins. C’est un peu rendre hommage a toutes ces femmes plus dans l’ombre, dans les ruelles de cette industrie, et créer une force d’occupation d’espace, de présence.

Pour inspirer, que les histoires se racontent, il faut exister.

 

Crédit Photos : Dédé Anyoh Photography / Elle Dud Visual

Vous pourrez retrouver Luna Silva ainsi que Karen Lano et Francoeur le jeudi 27 juin à l’Église Saint-Bernard de la Chapelle pour une soirée en partenariat avec le collectif M&Co et le magazine KAO.

Lien de l’event : https://www.facebook.com/events/339639653413827
Préventes : http://bit.ly/2Ctw09G

INFOS :

Gang de Femmes Episode 3 : le Jeudi 27 juin 2019 de 20h à 23h @ l’Église Saint-Bernard de la Chapelle, 13 rue Affre, Paris 18e. M° Barbès, Gare Du Nord ou La Chapelle. Entrée : 8€ Prévente / 10 € Tarif plein

Thibaud Duquesne

Author Thibaud Duquesne

Rédacteur en chef du magazine KAO Mag

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